Une femme virée car elle refusait de porter un soutien-gorge

Christina Schell, une jeune canadienne de 25 ans, affirme avoir été virée pour avoir refusé de porter un soutien-gorge. Elle a déposé une plainte pour violation des droits de la personne.
par
ThomasW
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Christina Schell, 25 ans, est originaire de Colombie-Britannique, dans l'ouest du Canada. Il y a deux ans, la jeune femme a rejoint le mouvement « no bra » qui consiste, par confort ou par conviction, à ne plus porter de soutien-gorge. En mai dernier, Christina a été engagée comme serveuse dans un club de golf dans la petite ville d'Osoyoos. Mais en lisant le code vestimentaire de l'établissement, elle a remarqué que la direction exigeait que les serveuses portent un débardeur ou un soutien-gorge sous leur uniforme.

Une mesure pour la protéger des clients alcoolisés

Trouvant cela plus confortable et désirant continuer à ne pas porter de soutien-gorge, l'employée en a discuté avec son patron. Prétextant qu'il savait ce qu'il se passait dans les clubs de golf « lorsqu'il y a de l'alcool », le directeur a refusé de faire une dérogation pour sa nouvelle employée. Christina a de son côté refusé de se plier à ce code vestimentaire et affirme avoir été renvoyée pour cette raison.

Virée, elle dépose une plainte au tribunal

La jeune femme de 25 ans a décidé d'aller plus loin en déposant plainte au Tribunal des droits de la personne de la province de Colombie-Britannique. Elle estime que le club de golf a fait preuve de discrimination en exigeant qu'elle porte un soutien-gorge. « Cela ne nuit pas à la capacité de quiconque d'accomplir son travail. C'est basé sur le genre et c'est pourquoi c'est une question de droits de la personne. J'ai des tétons et les hommes aussi », a déclaré la jeune femme à CBC.

En attendant que l'affaire soit jugée, CBC News a demandé l'avis de Nadia Zaman, une avocate spécialisée en droit du travail. Selon elle, les employeurs canadiens peuvent exiger une code vestimentaire spécifique pour les femmes à condition de pouvoir démontrer l'existence d'une exigence professionnelle réelle. L'avocate estime que dans ce cas, la politique de l'employeur risque d'être jugée discriminatoire.