En Amérique du sud, les cartes Panini sont la cible d'un trafic illégal lucratif

Tous les amateurs de football ont déjà acheté ces petites vignettes à l'effigie des joueurs des différentes sélections nationales. Le mondial de Russie qui approche booste bien évidemment les ventes des albums de la marque italienne Panini. En Amérique du sud, deux affaires montrent qu'elles font l'objet d'un trafic illégal très lucratif.
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theo.laborie
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Collectionner les cartes Panini fait partie du folklore footballistique depuis des décennies. Petits et grands se ruent sur ces petites vignettes autocollantes pour compléter les albums de la marque italienne. Plusieurs formules sont disponibles, démarrant à 90 centimes la pochette de cinq autocollants des joueurs du mondial. L'engouement et le nombre de paquets à acheter pour terminer l'album ont poussé certains petits malins au Pérou et en Argentine à créer de fausses cartes ou à les dérober directement à la source pour en faire un trafic illicite.

300.000 euros de cartes dérobées en Argentine

Mercredi, dans la ville de Munro, près de Buenos Aires, des braqueurs ont fait irruption dans une imprimerie de la marque et sont repartis avec des centaines de boîtes de cartes. Les voleurs ont forcé les employés à leur remettre 634 boîtes contenant chacune 1.000 paquets de cartes. On estime le butin à plus de 300.000 euros !

Une partie des vignettes a été retrouvée depuis et trois personnes auraient déjà été interpellées par les autorités.

Un commerce de faux autocollants au Pérou

Au Pérou, près de Lima sa capitale, les forces de l'ordre ont démantelé une imprimerie clandestine qui produisait des fausses cartes Panini. Les machines découvertes pouvaient produire plus de 6.000 planches par jour selon le directeur de la police locale. Les vignettes allaient ensuite être acheminées partout sur le continent où elles auraient fait l'objet d'un trafic illégal à grande échelle.

Ph. Belga

Le nombre de "doubles" et la rareté de certaines cartes poussent les amateurs à en faire un commerce souterrain depuis toujours. De récentes études démontrent qu'il faut acheter en moyenne 700 pochettes pour un coût total de 450 euros afin de terminer l'album. On comprend qu'une telle manne potentielle crée quelques convoitises.