Quand ChatGPT interpelle le parlement bruxellois

C’est une première en Belgique: une interpellation parlementaire a été rédigée par le logiciel d’intelligence artificielle ChatGPT.

par
(or)
Temps de lecture 2 min.

Quoi de mieux que l’intelligence artificielle pour interpeller le parlement… au sujet de l’intelligence artificielle? C’est en tout cas l’initiative prise par le député bruxellois Jonathan De Patoul (Défi).

Ce vendredi, c’est en effet la question de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’enseignement qui sera débattue dans l’Hémicycle bruxellois. Et à l’origine des discussions, une interpellation parlementaire rédigée presque entièrement par ChatGPT.

«Monsieur le ministre, je n’ai pas totalement écrit cette question. Ni moi, ni mes collaborateurs, mais c’est bien l’intelligence artificielle via ChatGPT qui l’a fait à 90% à ma place», peut lire dans le texte, relayé par la Dernière Heure.

L’interpellation porte sur l’utilisation de l’IA dans les apprentissages scolaires et sur tous les enjeux qui entourent cette question. «Aurons-nous à l’avenir des cours dans nos écoles pour apprendre à utiliser correctement l’intelligence artificielle ou au contraire cela sera-t-il interdit? C’est un grand débat de société qui s’annonce et comme gérer c’est prévoir, je souhaite vous interroger sur la question», soulève le député bruxellois dans son écrit.

Quant à la faculté de l’intelligence artificielle à traiter des questions politiques, Jonathan De Patoul se montre nuancé. «C’est assez intéressant pour le développement de la question. Après, pour des questions plus politiques, l’outil ne semble pas suffisant. Cela m’a rassuré», indique-t-il dans les colonnes de la DH.

Retrouvez toute l’actualité sur Metrotime.be