Jali : "J'ai envie d'entendre une vraie singularité"

par
Marie
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The Voice Belgique revient pour une quatrième saison ce soir sur la Une, à 20h15, avec un jury remodelé. Aux côtés de l'expérimentée BJ Scott, on retrouvera Chimène Badi, Stanislas et Jali. Le jeune chanteur belge, connu pour son tube l'Espanola, est ravi d'endosser son rôle de coach. Du haut de ses 26 ans, il entend bien dénicher la Voix de 2015.

Pourquoi avoir accepté de participer à l'émission?

«C'était un honneur et un challenge pour moi qu'on me demande de remplir ce rôle. C'est aussi une fenêtre pour promouvoir ma musique, on ne va pas se mentir, ça fait partie du jeu. Et puis, je me suis dit que ça pouvait être assez marrant.»

Qu'est-ce qui t'attire dans le concept de l'émission?

«Ce qui m'attire le plus, c'est la sincérité du programme, on est vraiment là pour écouter la voix. Ce qui me plaît aussi, c'est que tout le monde peut participer, on a des gens venant de partout et de tous les âges. C'est ce côté ouvert à tous et où tout le monde part sur un pied d'égalité que j'aime.»

Que penses-tu pouvoir apporter aux candidats?

«J'ai eu une belle expérience avec mon premier album et je sais ce que c'est de démarrer dans l'industrie du disque aujourd'hui. Non pas que mes collègues ne le sachent pas mais je crois que c'est moi qui en est le plus proche (rires). L'industrie de la musique évolue, il faut être bien entouré. J'ai appris quelques trucs que j'aimerais transmettre.»

Comment comptes-tu travailler avec eux?

«J'aimerais qu'on soit des coéquipiers, je ne veux pas être ‘l'entraîneur'. J'aimerais bien trouver une façon de mettre chacun en valeur et que chacun de mes talents puisse repartir de l'émission en ayant un bon souvenir de sa participation. Pour ça, il faut être en phase avec ce qu'on veut donner au public et je veux les aider à trouver ce qu'ils veulent dégager.»

Qu'est-ce qui te séduit le plus chez un candidat?

«Ce que j'aime, c'est d'entendre qu'un artiste chante avec ce qu'il a et n'essaie pas de faire semblant d'imiter l'un ou l'autre. Et c'est malheureusement une maladie de notre siècle, on a tendance à faire du mimétisme. Je pense que le travail d'un artiste, c'est de prendre un peu de tout ce qu'il aime et se l'approprier. Ce que j'ai envie d'entendre, c'est une vraie singularité.»

Un bon cru cette année?

«Le niveau est vraiment bon, on a vraiment de tout, des jeunes, des grands-pères, des mamans. C'est aussi ça qui rassemble toute la famille devant la télé.»

Quel type de juge es-tu? Plutôt sévère?

«Je suis assez franc, je fais beaucoup de critiques mais toujours constructives. Dans mon parcours, j'ai travaillé avec des gens qui n'ont pas pris de gants. Parfois, il faut savoir ravaler son ego et accepter la critique pour avancer.»

Qu'est-ce que tu penses des autres coaches?

«Je ne les connaissais pas beaucoup avant. Mais on s'est entendu d'un claquement de doigts, on rigole bien, aussi bien pendant l'émission qu'en dehors. Je pense qu'on est assez complémentaires.»

Tu es le seul «Belge» dans le jury…

«C'est vrai que je suis le seul représentant de la jeune scène belge. Et je suis d'autant plus heureux de participer. Ça montre aussi que pour un jeune de Schaerbeek qui n'a fait qu'un album et une tournée, c'est possible de se retrouver là. Je représente la possibilité pour tous les jeunes chanteurs de réussir.»

Avais-tu regardé les trois premières saisons?

«Oui mais je n'ai pas tout vu parce que je n'ai pas la télé, je regardais sur internet. Et maintenant que je suis de l'autre côté de l'écran, je comprends mieux pourquoi on se retourne sur l'un et pas sur l'autre. C'est vraiment différent que de regarder l'émission dans son canapé en mangeant des chips (rires).

Ph. RTBF / J-M Byl