Elle se lie d’amitié avec le serial killer qui a décapité sa mère

Certaines amitiés ne s’expliquent pas. D’autres sont carrément improbables. C’est le cas de celle qui lie Jennifer Weiss et Richard Cottingham: la jeune femme est devenue amie avec celui qui a assassiné sa mère.

par
Rédaction en ligne
Temps de lecture 2 min.

C’est dans un hôtel de New York, en 1979, que Richard Cottingham s’en était sauvagement pris à la mère de Jennifer. Il l’avait décapitée et lui avait coupé les mains.

Ce n’était pas la première victime de Cottingham, aussi connu sous le nom de «Torso killer»: auparavant, il avait assassiné au moins neuf autres femmes.

Amis à une condition

Élevée par une famille adoptive, Jennifer n’a appris qu’à l’âge de 24 ans le sombre destin de sa maman. En 2017, elle a alors écrit à Richard, quand il était déjà en prison. «Je lui ai demandé de me mettre sur sa liste de visiteurs. Je l’ai fait de manière plutôt légère et amusante, pour qu’il soit assez à l’aise pour me dire ‘oui’», explique-t-elle au Jersey Journal.

Lorsqu’elle s’est retrouvée face au meurtrier, Jennifer n’y est pas allée par quatre chemins. «Je savais ce que je voulais et je l’ai dit très clairement: ‘Je vous offre mon amitié en échange des détails de vos crimes’.»

Espérant obtenir des réponses, à la fois pour elle et pour toutes les familles des autres victimes, Jennifer a rendu visite au septuagénaire une trentaine de fois. «Ce qu’il a fait est absolument inimaginable. Mais je suis devenue amie avec Richard pour le bien de ma mère et pour faire avancer mon enquête», précise-t-elle.

«Une fois que j’ai découvert les détails sur le meurtre de ma mère, il a commencé à s’ouvrir sur les autres femmes qu’il avait tuées. Je pense qu’on parle de près de 75 affaires non résolues», poursuit-Jennifer. «Je ne dormirai pas tranquillement tant que je n’aurai pas découvert qui elles étaient. C’est pour cela que je fais ce que fais.»