Vladimir Poutine, président à vie en 2024?

Le président russe qui a fêté ses 70 ans en octobre dernier, briguera très certainement un cinquième mandat dans un an. Mais pourrait-il devenir «président à vie» de son pays? Décryptage.

par
Charlotte Denis
Temps de lecture 2 min.

Cela fait plus de 20 ans que Vladimir Poutine est à la tête de la Russie, que ce soit en tant que président ou de Premier ministre (2008-2012). Il a fait modifier la Constitution pour pouvoir se présenter plus de deux fois de suite et ainsi être candidat autant de fois qu’il le souhaite. Va-t-il donc devenir président à vie?

Nouvelles élections en 2024

Sa candidature n’est pas encore officielle mais des sources gouvernementales ont confirmé au quotidien « Kommersant» que Poutine comptait se représenter. Le scrutin se tiendra le 17 mars 2024. Au total, l’actuel président s’est présenté quatre fois à la présidentielle, la dernière fois étant en 2018 où personne ne s’était réellement opposé à lui. Il est plus que probable qu’on ait affaire à un scénario similaire l’an prochain.

Différents scénarios

Selon le politologue russe Andreï Kolesnikov, les élections pourraient prendre différentes directions:

–Poutine pourrait soit envisager l’élection de manière habituelle et se présenter comme un «pacificateur» avec un message économique fort.

–Le président pourrait se présenter comme un «président de guerre».

–Les élections pourraient tout bonnement être annulées. Ce scénario est moins probable et laisserait place à la déclaration d’un état d’urgence.

«Tout dépendra de l’atmosphère au tournant 2023-2024», selon l’expert.

Détermination sans faille

Selon la politologue Tatiana Stanovaïa, la détermination de Poutine à rester au pouvoir s’est renforcée malgré cette guerre qui tourne mal. «Compte tenu de son mépris pour les déserteurs politiques, qui ont abandonné leurs fonctions lorsque les temps étaient difficiles, il est peu probable qu’il devienne l’un d’entre eux», selon elle.

À priori loin d’abandonner le pouvoir, Poutine se retrouvera face à un choix cornélien: redoubler d’efforts pour vaincre définitivement l’Ukraine ou faire marche arrière pour négocier avec l’Occident.

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