Appel au boycott des bars et clubs ce vendredi dans le cadre de #balancetonbar

Le collectif féministe «Les sous-entendu.e.s» et l’espace d’art bruxellois «That’s what x said», réunis au sein de l’Union féministe intersectionnelle autogérée (UFIA), appellent à un boycott des bars et des clubs ce vendredi afin de protester contre les violences sexuelles qui y ont cours. Une vague de témoignages de femmes droguées dans des bars et cafés puis agressées sexuellement déferle depuis un mois sous le hashtag #balancetonbar.

par
Belga
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Ce mouvement de dénonciation a été déclenché par la révélation de nombreuses agressions perpétrées dans deux cafés du cimetière d’Ixelles, le Waff et El Café. Depuis, de nombreuses femmes témoignent avoir été droguées à leur insu dans des bars de tout le pays puis violées.

Face à ces témoignages, des militantes féministes appellent à boycotter le monde de la nuit ce vendredi afin de dénoncer ces trop nombreuses violences sexuelles et un manque de prise en charge des victimes (ou survivantes, comme elles les appellent).

«Notre colère n’a plus de limites»

Dans une vidéo postée sur le réseau social Facebook, elles expliquent qu’«aujourd’hui, notre colère n’a plus de limites. On est organisées». Elles répètent que ces violences sont perpétrées depuis trop longtemps et qu’elles ont décidé d’agir et non plus de laisser faire. La vidéo est entrecoupée d’images de manifestations en rue, où l’on entend notamment scander les slogans «Victime on te croit, agresseur on te voit» ou entonner le chant féministe «Nous sommes fortes, nous sommes fières, et féministes, et radicales, et en colère».

Pour elles, la seule manière de faire réagir les responsables du monde de la nuit est de «toucher à leur précieux porte-monnaie». Elles appellent dès lors à un boycott et à se rassembler place de l’Albertine à Bruxelles à 20h00 pour créer leur propre «safe night». «Faisons entendre que ça suffit», appellent les militantes à l’origine de cet appel au «Nightlife blackout».

L’événement se déroule en non-mixité choisie, c’est-à-dire qu’il s’adresse aux personnes subissant le sexisme et aux survivants et survivantes d’agressions sexuelles.