Chômage temporaire, double droit passerelle : Le gouvernement prolonge les mesures de soutien

Le gouvernement réuni en comité restreint a décidé durant la nuit de prolonger jusqu’au 30 septembre la plupart des mesures de soutien socio-économiques pour aider les travailleurs et les entreprises à faire face à la crise sanitaire.

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Ces mesures avaient déjà été prolongées jusqu’au 30 juin mais, comme la reprise économique est toujours incertaine, une nouvelle prolongation a été décidée. Le gouvernement espère qu’il s’agit de la dernière prolongation de cette ampleur et qu’à partir du 1er octobre, il pourra passer à des mesures exceptionnelles et de relance, a-t-on indiqué mardi au cabinet du Premier ministre, Alexander De Croo.

Les mesures prolongées sont le chômage temporaire pour cas de force majeure, le double droit passerelle de crise et le nouveau droit passerelle, le report individuel des paiements d’impôts et la non-application des sanctions ONSS en cas de non-paiement des acomptes ainsi que la possibilité de plans de remboursement sans sanctions.

L’augmentation du montant d’indemnités pour les travailleurs salariés et les fonctionnaires est également prolongée, de même que l’augmentation du quota d’heures supplémentaires volontaires (220 heures) dans le secteur des soins de santé, les secteurs cruciaux et les services essentiels; l’augmentation de l’allocation complémentaire d’incapacité de travail pour la porter au niveau de l’allocation du droit passerelle ou du chômage temporaire et le tax shelter pour les œuvres audiovisuelles et les arts de la scène

L’incitation fiscale à l’annulation des loyers (qui avait été particulièrement demandée pour le secteur de l’Horeca) sera encore d’application en juin, juillet, août et septembre.

Le gel de la dégressivité des allocations de chômage complet ainsi que la neutralisation de la période d’allocations d’insertion est lui aussi prolongé.

La lutte contre la pauvreté, le grand défi d’après crise

En matière d’intégration sociale, plusieurs mesures sont également prolongées, a indiqué la ministre de l’Intégration sociale, Karin Lalieux. Il en va ainsi du renforcement de l’accompagnement, par les CPAS, des jeunes et étudiants bénéficiaires du revenu d’intégration, de la subvention prévue pour le suivi des Projets individualisé d’intégration sociale (PIIS) qui sera doublée jusqu’à la fin du mois de septembre, du soutien aux CPAS via l’augmentation de 15% de la prise en charge par l’État du taux de remboursement du montant d’intégration et de l’octroi de 50 euros supplémentaires par mois à tous les bénéficiaires du revenu d’intégration sociale, de l’allocation de remplacement de revenus et de la Grapa.

La lutte contre la pauvreté sera le grand défi d’après crise, a prévenu Mme Lalieux. «La crise sociale provoquée par la crise sanitaire persistera après la campagne de vaccination et le déconfinement. La précarité existait avant le covid-19 mais elle s’est accentuée depuis plus d’un an. La lutte contre la pauvreté sera le véritable et grand enjeu de demain.», a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Les grandes lignes du 4e Plan de lutte contre la pauvreté seront proposées prochainement au conseil des ministres, a-t-elle ajouté.

La prolongation des mesures s’ajoute aux diverses mesures de relance annoncées le 21 avril, notamment la diminution de TVA dans l’Horeca, l’exemption de cotisation de vacances annuelles, le salaire le plus avantageux pris comme base de calcul du chômage, etc.