Marius Gilbert donne des nouvelles réjouissantes pour l’été: «La configuration est différente cette fois»

Marius Gilbert était l’invité de BEL-RTL ce jeudi, pour aborder l’été de déconfinement qui nous attend. L’expert de l’ULB a indiqué que la donne était différente de celle de l’année passée, ce qui devrait nous permettre de retrouver plus de libertés. Il a également abordé le cas de Marc Van Ranst.

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Ce jeudi, la Belgique a passé la barre symbolique des 500 patients en soins intensifs. Un cap symbolique puisqu’il s’agit de la condition imposée par le gouvernement pour entreprendre le début du déconfinement dans notre pays. «Arriver sous cette barre symbolique, c’est montrer qu’on est sorti de la zone rouge», a expliqué Marius Gilbert sur les ondes de BEL-RTL. «Le goulot d’étranglement des soins intensifs a toujours été une partie importante du problème. Au niveau du gouvernement, la ligne rouge a toujours été d’éviter la saturation hospitalière, éviter que des personnes ne puissent pas recevoir de soin. C’est donc une chose important. Surtout qu’actuellement, nous sommes sur une dynamique à la baisse qui se maintient».

L’épidémiologiste de l’ULB le dit, cette baisse dans les soins intensifs est ce qui va permettre d’autoriser «toute une série d’activités». Au risque de revivre une situation similaire à celle de l’année dernière où, après un déconfinement d’été, les chiffres étaient repartis à la hausse en septembre-octobre? «La configuration est différente cette fois», rassure d’emblée l’expert. «L’année dernière, en juin, les niveaux de transmission étaient bas. Mais on n’avait toujours pas vacciné les gens. Or maintenant, la vaccination est là. Elle a permis une diminution avec, malgré tout, un certain niveau d’activité. Et maintenant, elle change complètement la donne sur ce que ça va permettre dans l’avenir puisque l’on a désormais une grande proportion de la population protégée contre les formes sévères de la maladie, et qui donc n’est pas susceptible d’arriver dans les hôpitaux et à des niveaux de décès important», ajoute-t-il.

Plusieurs raisons pour jusitifer cela

Pour expliquer cette tendance positive, Marius Gilbert insiste sur trois facteurs. «L’efficacité des mesures que l’on a mises en place, le facteur saisonnier et surtout, la vaccination. La meilleure preuve de cela c’est que si c’était juste un effet saisonnier, parmi les personnes hospitalisées, on verrait toujours les mêmes catégories d’âge. Or on voit une inversion complète. Pour la première fois, les hospitalisations les plus fréquentes concernent les 40-50 ans, là où avant il s’agissait des personnes de plus de 50, 60 et 70 ans», commente l’expert.

Pour lui, les futurs assouplissements ne devraient pas engendrer de nouvelle vague mais, au pire, ralentir temporairement la décrue des chiffres puisque, pour l’instant, une grande partie de la population n’est toujours vaccinée.

Autre sujet inévitable au vu de l’actualité, Marius Gilbert a également abordé le cas Marc Van Ranst, menacé et désormais protégé: «Ces personnes ont l’impression que le problème c’est Marc Van Ranst. Or le problème, c’est l’épidémie. Il y a ce fantasme que les virologues ont voulu prendre le pouvoir. Ça n’a jamais été le cas. Avant l’épidémie, Marc Van Ranst ne voulait pas prendre le pouvoir et après l’épidémie, non plus. Quand tout ça sera fini, on retournera à notre travail»