Sommet de l’Otan à Bruxelles: des F-16 se tiennent prêts à intervenir à tout instant

La surveillance du ciel belge en vigilance accrue à la veille du sommet de l’Otan

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Belga avec rédaction en ligne
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La surveillance aérienne de la Belgique et du Grand-Duché du Luxembourg par la Défense belge est en vigilance accrue à la veille du sommet de l’Otan jeudi. La ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, a visité mercredi les installations du Control & Reporting Centre (CRC) de Beauvechain (Brabant wallon) à cette occasion. C’est depuis ce centre que le ciel belge, mais aussi luxembourgeois, est analysé en permanence.

Le ciel belge scruté 24h/24

Le CRC accompagne, si nécessaire, également les missions d’interception (Quick Reaction Alert – QRA) dans le cas où un aéronef entrerait sur le territoire contrôlé sans autorisation. Ces missions s’inscrivent dans le cadre de la surveillance permanente de l’espace aérien de l’Otan, dont chaque allié assume la responsabilité. Dans le cadre du sommet de l’Otan de ce jeudi, le CRC surveille aussi spécifiquement le déroulement du sommet.

Pour ce faire, une trentaine de contrôleurs aériens de l’armée belge scrutent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, le ciel depuis le centre de contrôle. En cas de problème, une procédure est lancée, pouvant aller jusqu’à l’interception de l’aéronef en cause. À ce titre, des F-16 se tiennent prêts à intervenir à tout instant.

«La vigilance est accrue»

«Le centre de contrôle assure la sécurité aérienne en permanence, mais la vigilance est accrue dans le cadre du sommet de l’Otan de ce jeudi. En hébergeant le siège de l’Otan, c’est la responsabilité de la Belgique d’assurer cette protection», a souligné la ministre. «Le sommet se fait dans un contexte particulier, et il est normal de relever le niveau d’alerte», a-t-elle ajouté.

Pour le lieutenant-général Marc Thys, si la tenue d’un sommet de l’Otan en Belgique n’est évidemment pas neuve, la présence du président américain Joe Biden, apporte tout de même un «piment supplémentaire». «Le monde a aussi changé depuis le 24 février avec le conflit en Ukraine. La situation là-bas n’a pas tellement un impact sur notre rôle en Belgique mais cela a comme conséquence de voir les sommets se multiplier», a-t-il précisé.

Ludivine Dedonder a également profité de sa visite pour rencontrer les différentes équipes d’intervention mobilisables en cas de besoin, sur le sol belge mais aussi à l’étranger. Parmi elles, on retrouvait notamment la search rescue team pour le sauvetage en mer, une équipe de déminage, la marine belge,etc.

La ministre a aussi assisté à un exercice simulant le sauvetage d’une victime en zone de conflit. Un A400, nouvel avion et remplaçant du C-130, a alors atterri, déployant véhicules et para-commandos au sol pour l’extraction de la victime.