«A consommer jusqu’au» et «à consommer de préférence avant le»: comment s’y retrouver dans son frigo?

Avec les départs en vacances, le risque du yaourt oublié dans le frigo est au paroxysme. Comment ne pas s’emmêler les pinceaux entre les dates de limite de consommation et de durabilité minimale? Et d’abord, de quoi parle-t-on? On fait le point.

par
ETX Daily Studio
Temps de lecture 2 min.

«Je jette ou je garde?» Qui ne s’est pas déjà retrouvé démuni face à un yaourt orphelin, oublié dans le fond du frigo, mais périmé depuis seulement quelques jours? Gaspiller, c’est mal, mais une intoxication alimentaire l’est aussi. Alors que 10% des 88 millions de tonnes de déchets alimentaires sont dues à une mauvaise compréhension du marquage alimentaire, la Commission européenne veut faciliter la lecture des informations. Une volonté judicieuse au vu des 53% de consommateurs qui ne connaissent pas le sens de l’inscription «à consommer de préférence avant le».

Quelle différence entre DLC et DDM?

Date limite de consommation, date de durabilité minimale… Difficile de s’y retrouver ou de savoir vraiment ce que veut dire l’un ou l’autre. La Date Limite de Consommation se réfère à la date jusqu’à laquelle on peut consommer un aliment. Cette date se traduit sur les emballages par «à consommer avant le» ou «jusqu’au». À noter que consommer un produit après cette date peut être dangereux pour votre santé.

La Date de Durabilité Minimale (DDM), elle, concerne des aliments qui peuvent se consommer même après la date indiquée. C’est le fameux «à consommer de préférence avant le». Mais le goût ou les qualités comme la texture ou la couleur peuvent être altérés. Si vraiment vous avez un doute, n’hésitez pas à sentir le produit. S’il sent mauvais, poubelle.

Stratégie «De la Ferme à la table»

La volonté de l’Europe de clarifier les informations données aux consommateurs intervient dans une stratégie globale de mettre en place un environnement alimentaire sain. Ce plan a été baptisé « De la Ferme à la table ».

La commission européenne rappelle que «plus de 950.000 décès survenus dans l’UE en 2017 (soit un sur cinq) sont imputables à des régimes alimentaires peu sains». L’une des missions est également d’intensifier la lutte contre le gaspillage alimentaire et de proposer une artillerie juridique d’ici à 2023 pour se faire.