Bruxelles : Quelles formations aident à trouver un emploi?

De plus en plus de Bruxellois se forment dans les secteurs du transport et de la logistique, de la construction, de l’industrie technique et du numérique. Ils sont aussi de moins en moins nombreux à décrocher de leur formation.

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En 2021 et 2022, les quatre Pôles Formation Emploi de la Région de Bruxelles-Capitale ont formé près de 15.000 personnes à 52 métiers différents, a récemment révélé le ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Bernard Clerfayt (DéFI).

De plus en plus de personnes formées

Les secteurs bénéficiant d’un Pôle Formation Emploi sont ceux de la construction, du transport, du numérique ou encore de l’industrie technologique. Les Pôles Logisticity, Construcity, Technicity et Digitalcity sont constitués d’une structure rassemblant les acteurs publics de la formation professionnelle (Bruxelles Formation, VDAB Brussel, EFP-SFPME), l’acteur public de l’emploi (Actiris) et le secteur professionnel. Leur mission: organiser, développer et promouvoir la formation et l’emploi dans un secteur déterminé. Les formations proposées s’adressent aux travailleurs et aux chercheurs d’emploi. En 2021, 6.707 personnes ont été formées dans l’un des quatre Pôles, dont 4.048 chercheurs d’emploi. En 2022, ils étaient 7.832 dont 4.646 chercheurs d’emploi, soit des progressions respectives de 17% et de 15%.

Un véritable levier pour décrocher un job

En mars dernier, une étude réalisée par Bruxelles Formation, en collaboration avec Actiris et view.brussels, révélait que 54% de chercheurs d’emplois décrochent un contrat après deux ans de chômage contre 71% s’il s’agit de chercheurs d’emploi qui ont suivi une formation. À Technicity, ce taux de mise à l’emploi grimpe à 89,5%. Les taux d’abandon, relativement faibles, ont diminué entre 2021 et 2022, passant de 23,6% à 19% pour Construcity, de 17% à 9,6% pour Digitalcity, de 16,4% à 5,4% pour Logisticity et de 26,1% à 11,3% pour Technicity. «Non seulement, les Bruxellois sont plus nombreux à se former dans les secteurs du transport et de la logistique, de la construction, de l’industrie technique et du numérique. Mais en plus, ils sont de moins en moins nombreux à décrocher de leur formation, le levier à activer pour permettre à plus de Bruxellois de décrocher un emploi», a commentéle ministre Clerfayt.

Un impact plus élevé pour certaines catégories de population

L’étude a été réalisée avec un échantillon de référence de 122.373 demandeurs d’emploi suivis pendant une période dequatre ans. Elle met également en avant un impact plus élevé de la formation qualifiante sur l’accès à l’emploi pour les chômeurs de longue durée, les femmes, les personnes de nationalité hors Union européenne et celles avec un diplôme étranger non reconnu.Or, on observe de manière générale que les femmes et les personnes de nationalité étrangère ont un taux d’emploi plus faible que la moyenne. La formation qualifiante joue donc un rôle majeur pour ces catégories de population qui s’insèrent moins facilement sur le marché du travail, selon l’étude. À titre d’exemple, en deux ans, la formation qualifiante fait passer le taux de sortie du chômage vers l’emploi des femmes de 45% à 68%; chez les hommes, ce pourcentage passe de 60% à 72%. Pour le ministre Bernard Clerfayt et la directrice de Bruxelles Formation, Olivia P’Tito, l’étude objective ce dont on se doutait déjà: se former augmente considérablement ses chances de décrocher un emploi, plus encore pour certains groupes très éloignés du marché de l’emploi. N’hésitez doncjamais à suivre une formation!

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