«Ne laissez pas la douleur diriger votre vie»

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Un nombre croissant d'individus souffre de douleurs chroniques. Au point que certaines études précisent même que la douleur chronique constitue la poste principal des dépenses en soins de santé. En outre, des moyens supplémentaires ont été affectés à la construction de centres de soins. «Nous avons besoin d'infrastructures supplémentaires, car une revalidation spécifique peut aider les patients à retrouver le chemin d'une vie meilleure», explique le Professeur de la VUB Jo Nijs, également membre du groupe international de recherche Pain in Motion.

A partir de quel moment peut-on parler de «douleur chronique»?
«Dans le monde médical, on utilise ce terme pour désigner une douleur qui sévit depuis au moins trois mois. Avant ce terme, le patient aura vraisemblablement subi une longue série de tests afin de déterminer la source de ses douleurs. A ce moment-là, si aucune solution satisfaisante n'est trouvée, il sera grand temps de mettre un point final à ce shopping médical'. La recherche de causes biomédicales est donc terminée, et il faut alors se mettre à réfléchir plus largement, à savoir dans un cadre bio-psycho-médico-social.»
Comment procède un expert de la douleur?
«La manière dont fonctionne le rapport du corps à la douleur est comparable au fonctionnement d'un système d'alarme. Il est réglé de manière très sensible chez certaines personnes. Parfois, il se met même carrément en marche alors qu'il n'y a aucune intrusion. C'est là que réside le noyau de la douleur chronique. Quand une blessure qui causait des douleurs s'est refermée, mais que le patient continue à en souffrir. A ce moment-là, une équipe constituée de médecins, de psychologues et de kinés va investiguer plus en avant. Le patient va subir une batterie de tests, qui vont donc servir à lui établir un programme de traitement sur mesure.»
Une guérison complète est-elle envisageable?
«C'est évidemment ce que l'on espère toujours. Mais, hélas, ce n'est pas réaliste. On peut espérer une nette amélioration, surtout dans le fonctionnement quotidien du corps. Après un traitement, le patient a de nouveau sa vie en mains. Alors qu'auparavant, c'est la douleur qui lui dictait la façon dont il existait. Travailler, faire du sport ou s'adonner à son hobby favori sont à nouveau possibles. Une étude scientifique a aussi récemment montré que, parmi des groupes de patients, il serait bientôt possible de déterminer assez vite ceux d'entre-eux susceptibles de développer des douleurs chroniques. Dans un futur plus ou moins proche, ces gens-là pourraient donc bénéficier d'une approche préventive », selon Jo Nijs.
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