«Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu?», une comédie raciste? Christian Clavier répond à ses détracteurs

À quelques jours de la sortie en salles de «Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu?», Christian Clavier est revenu sur les accusations de racisme envers le film.

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A sa sortie en 2014, «Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu?» était accusé par certains de racisme. Cela n’a pas empêché cette comédie française réalisée par Philippe de Chauveron de faire près de 20 millions d’entrées à travers le monde, sauf aux États-Unis. En effet, le film n’avait pas pu être diffusé au pays de l’Oncle Sam car il était jugé trop raciste. Les Américains ne pourraient jamais se permettre de rire sur les «Noirs, les Juifs ou les Asiatiques», avait déclaré une responsable de TF1. Cinq ans plus tard, rebelote avec la suite, «Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu?», et ses 10,4 millions d’entrées au box-office mondial.

«Un regard amusé et tolérant»

«Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu?», troisième volet de cette comédie, sort ce 6 avril en Belgique. Et pour certains, il est toujours aussi raciste. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, Christian Clavier est revenu sur ces critiques persistantes. «Dieu merci, la France entière n’a pas été gênée de rire! Le public a plébiscité le film partout. Mon personnage est sans filtre et accumule tous les préjugés de la société française contre ce genre d’union», a-t-il expliqué. Pour Christian Clavier, ses critiques n’ont pas lieu d’être. Le point de vue du réalisateur n’a d’ailleurs pas changé: «Il porte un regard amusé et tolérant».

Une comédie qui fait réfléchir

Le journaliste lui a ensuite demandé s’il trouvait si la société était moins «corsetée» aujourd’hui. «La cancel culture, le wokisme et l’indigénisme s’annonçaient déjà il y a dix ans. Les choses se sont un peu durcies, mais tout était déjà là. Une partie des critiques que nous avions essuyées reposait sur le fait que le film était une comédie. Beaucoup pensent encore que ce genre permet aux spectateurs de sortir des salles heureux et sans se poser de question. De mon point de vue, c’est tout le contraire», a indiqué Christian Clavier.