L'impact inattendu des groupes WhatsApp sur votre bien-être mental

Vous l’avez peut-être déjà remarqué: les conversations groupées sur WhatsApp ou sur Messenger peuvent nuire à la santé mentale. Le problème est qu’il est loin d’être évident de quitter un groupe.

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La Journée mondiale de la santé mentale a eu lieu ce 10 octobre. Durant toute la semaine, jusqu’à 15 octobre, de nombreux services et associations se mobilisent pour proposer des activités et des rencontres sur la santé mentale, aux quatre coins de la Wallonie. L’objectif de cette semaine de sensibilisation est triple: sensibiliser, informer et découvrir les aides disponibles. L’occasion de rappeler à quel point il est important de prendre soin de sa santé mentale.

Un impact sur la santé mentale

C’est quelque chose qui n’existait pas il y a encore quelques années, mais qui maintenant est bien installé dans la vie de nombreuses personnes: les groupes WhatsApp. Certains rassemblent des membres de la famille ou des amis. D’autres des voisins ou des collègues. Mais saviez-vous que ces groupes WhatsApp pouvaient aussi avoir un impact considérable sur le bien-être et la santé mentale?

Tout d’abord, ces conversations groupées peuvent rapidement devenir une nuisance. Les notifications et les messages qu’elles engendrent peuvent tomber à tout moment. Parfois, ils viennent perturber, voire carrément casser, des moments appréciables de la vie de tous les jours. Certaines personnes se sentent obligées de répondre et se sentent mal de laisser un message «en vu», sans laisser une réaction.

Un travail à temps partiel pour 42%

D’après une récente étude, 42% des Américains affirment que les différents fils de conversations sur les applications comme WhatsApp ou Messenger leur donnaient parfois l’impression d’être un travail à temps partiel, tellement cela demande du temps. La majorité (52%) déclare qu’il n’est pas facile de suivre tous les messages dans les groupes. 66% se sont déjà sentis dépassés par ces discussions groupées. La moitié (49%) a déjà été agacée par un message reçu très tôt le matin ou tard le soir. Enfin, les trois quarts des répondants (75%) ont déjà mis un groupe en sourdine pour être tranquilles.

Comme une prison qu’on n’arrive pas à quitter

Le problème, c’est qu’il n’est pas si facile de quitter un groupe WhatsApp. Alors que 35% des personnes se sentent «prisonnières» de ces groupes. Chez certaines personnes, le fait que le départ du groupe est notifié aux participants engendre de l’anxiété. Pour éviter cela, elles restent donc dans le groupe, même si elles n’en ont pas envie.

Interrogée par le HuffPost, Kimberly utilise désormais une méthode radicale. Elle n’en pouvait plus «du besoin constant qu’ont les gens de tout partager à longueur de journée. Ils partagent des photos de nourriture et des chansons qui passent à la radio dans leur voiture, des choses banales et quotidiennes». Désormais, il quitte immédiatement le groupe dans lequel elle est rajoutée. «Pas d’explication, pas de retournement de veste, je pars, c’est tout. La vie est trop courte pour lire 35 réponses emoji des autres», estime-t-elle. Voilà une règle qui pourrait en inspirer certain.e.s!

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