Voici les meilleures façons de savoir si quelqu’un vous ment

On l’a tous vécu, ce moment où l’on est persuadé que la personne en face de nous ment, mais que l’on ne peut rien faire d’autre que la croire sur parole car notre suspicion ne repose sur rien. Mais que diriez-vous de savoir exactement quoi regarder chez l’autre pour déceler un mensonge? C’est ce que révèle un expert du FBI. Metro vous explique.

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Pour certains, le mensonge est tout bonnement impossible, quand d’autres le maîtrisent à la perfection. Mais s’il y a un art plus dur que celui de mentir, c’est bien celui de déceler des mensonges. Joe Navarron, agent du FBI et fondateur de l’unité d’analyse comportementale, a partagé ses astuces pour parvenir à savoir si la personne qui se situe en face de vous ment. Il note sept éléments à analyser pour remarque un éventuel mensonge.

les lèvres : si les lèvres sont serrées, c’est que quelque chose ne va pas. C’est un signe de nervosité qui ne trompe pas. De la même façon, quelqu’un qui passe régulièrement sa langue sur ses lèvres est suspect, car cela veut dire qu’il a la bouche sèche.

la respiration : si une personne respire plus fort en entendant une question ou en y répondant, c’est qu’elle se situe dans une situation qui la met mal à l’aise psychologiquement. Faites bien attention à la respiration de l’autre, elle pourrait être un indice révélateur.

se toucher le cou : à nouveau, il s’agit là d’un geste de nervosité. De façon générale, tous les mouvements de mains ne sont pas bon signe, mais le plus courant, c’est bien de passer sa main sur le cou, surtout dans la zone du sternum.

se retourner : «C’est un mécanisme de distanciation. Les gens le font subtilement, en donnant l’impression qu’ils changent simplement de position, mais ils finissent par se retourner. Leur ventre part dans la direction opposée. Même le fait de croiser les jambes peut servir à établir une barrière, sans pour autant rompre le contact visuel», explique l’expert.

se gratter l’œil : on se gratte l’œil quand une question qui nous dérange. C’est révélateur d’un malaise, ou d’un désaccord.

cacher ses pouces : si quelqu’un se lance dans un récit plein de détails tous aussi faux les uns que les autres, vous ne verrez peut-être plus ses pouces, et pour cause: il les cache dans le creux de sa main. C’est le signe d’un manque d’engagement et cela révèle un sentiment d’insécurité.

le discours : c’est peut-être le plus important à analyser. Si vous connaissez bien la personne en face de vous, celle-ci aura beaucoup de mal à vous mentir car vous savez tout de sa personnalité. Mais votre stratégie doit évoluer lorsque vous ne connaissez pas ou peu la personne en face. «Nous essayons d’abord de calmer la personne, de réduire son stress au maximum pour déterminer les bases de sa personnalité. Il s’agit ensuite de repérer quand elle change de comportement dès que nous lui avons posé une certaine question», explique Joe Navarro.

Découvrir toute la vérité

Selon Joe Navarro, le plus simple pour faire toute la lumière sur certaines histoires, c’est de poser des questions qui font appel aux émotions. Lorsqu’un mensonge est bien ficelé, il est difficile de le démonter de façon factuelle, mais bien plus simple si l’on fait appel aux émotions du menteur. Comme il n’a pas vécu la situation, il ne peut pas savoir ce qu’il a ressenti et aura donc du mal à retomber sur ses pattes.

«Vous ne devez jamais communiquer aux autres ce que vous observez. Vous devez continuer à parler d’autres sujets, puis revenir à la question qui a mis le suspect mal à l’aise pour voir s’il se comporte différemment. S’il réagit de la même façon, vous saurez que ce n’est pas l’environnement qui le stresse, mais la question elle-même», conclut l’agent du FBI.

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